Le carnet de Simon

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mercredi, mars 3 2010

C'est agaçant...

... cette victoire annoncée du PS aux régionales. Pollution des sondages.

C'est bien connu: une fois qu'on a raconté son projet de long en large, difficile de s'atteler à sa réalisation. On l'a déjà vécue en quelques sortes. 

Kifkif ici. ça s'appelle "vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué". Une démobilisation à prévoir.
Mais peut-être est-ce le but... ?

jeudi, février 18 2010

autres photos

prises par la belle Amanda Rubinstein...

mercredi, février 17 2010

photos volées

lors des premières répétitions de 7days...

samedi, février 13 2010

L'affaire Frêche

et la chair fraiche...
Quoiqu'il en soit du fond et des résultats qui suivront, j'ai l'impression que Martine Aubry vient de perdre toute chance de représenter le PS aux présidentielles. Ce parti, si prompt ces temps-ci aux guéguerres fratricides a besoin avant tout de quelqu'un qui rassemble pour se rêver raisonnablement un avenir. Pas de quelqu'un qui divise.
Pour l'instant, la viande est faisandée.

vendredi, février 5 2010

ALLELUIA YA YA !

Nous venons d'apprendre que , suite à désistement, notre dossier entrait dans la liste de ceux qui vont être soutenus financièrement par la DRAC Ile de France. On ne sait pas encore de combien mais c'est déjà un soulagement. Les acidus et moi sommes tout contents.
J'ai honte de me réjouir car plutôt réticent habituellement à jouer des tutelles mais je dois m'y résoudre: S'aventurer en création est, en soi, déjà bien compliqué; ça passe beaucoup mieux quand on se sent aidé et soutenu et je ne sais si le plus important est financièrement ou moralement.
Un bon bol d'oxygène, en tous cas, bienvenu!

dimanche, janvier 31 2010

ça, c'est fait...

Nous avons bien présenté la toute première mouture de Seven days in a plate devant quelques cobayes "privilégiés". Nous en sortons avec plein d'idées et plein de questions. De quoi alimenter nos neurones pendant les deux mois qui viennent au cours desquels nous nous verront peu.
Je suis fragile en création, mais quel panard de nager dedans!

mercredi, janvier 27 2010

Représentation

Lorsque je fais une nouvelle mise en scène et présente un nouveau spectacle - nouveau ou pas, d'ailleurs, c'est kifkif -, est-ce que je fais ça pour qu'on m'aime ? Pas au premier chef en tous cas, même si quelques retombées flatteuses pourraient me faciliter la vie. Non, au départ, il s'agit d'offrir au spectateur un peu de plaisir, d'émotion, d'intelligence, en proportions variées selon l'ambition particulière du projet. Qu'il reparte avec ça sous le bras et le contrat est rempli. L'objectif, finalement, est bien de lui mitonner un cadeau particulier, avec ce médium particulier qu'est le théâtre, pour qu'il en soit enrichi.
Et ce que je peux en attendre in fine est qu'il en parle, que d'autres veuillent le voir, que des programmateurs, du coup, souhaitent le programmer , bref, qu'il soit distribué largement.
Ce pourquoi, sans doute, j'ai besoin d'être aidé un petit peu, mais sans mobiliser pour autant une chaine de télé, deux présentateurs vedettes et une dizaine de gugusses qui seront contents de figurer sur la photo.
Même s'il y a de la politique dans le théâtre, il n'y a pas de théâtre dans la politique.
Plutôt du cirque.

mercredi, janvier 20 2010

Résidence à l'avant-rue

Déjà deux jours de boulot dans les larges locaux de la cie Friches Théâtre Urbain. Loin des téléphones, des sollicitations, des habitudes. Un calme créateur. Isabeau, au septième mois de sa grossesse, commence à fatiguer plus facilement. Olivier et Laurent sont en grande forme et nous avançons bien: déjà 6 rounds de mis en place. Reste le septième le plus long et le plus compliqué, avant d'aborder les interventions de Rafik et de moi-même et de commencer, enfin, à nous coltiner un peu de matériel.

jeudi, janvier 14 2010

Blog de merde/Le retour de l'action

Mea culpa!

Je m'aperçois en relisant ce blog qu'il comporte un tas de vaticinations sans grand intérêt, piégé que je fus, comme beaucoup d'autres peut-être, par le grand tam-tam infomane ousqu'y a largement de quoi s'émouvoir, s'énerver (surtout s'énerver) à chaque coin de rubrique. Le syndrome d'Atlas avec un tas de petits bras et de petits cerveaux qui se coltinent le poids du monde de préférence au poids de leur vie.

Bien sûr, l'empathie fait partie de mon rapport au monde, professionnellement parlant dirais-je, et j'ai des avis, une pensée, des humeurs qui me font moins mal quand ils sont exprimées. Pour autant quel fatras!

Hier c'était la journée de la diversité du vivant, avec de quoi s'inquiéter fort, de quoi clamer derechef le "small is beautiful". Revenir aux petits bateaux de pêches, aux petites exploitations agricoles ou autres...
Avant hier c'était la grande gabegie du vaccin anti-H1N1 et on vient d'apprendre que ça fait 2 semaines que nous sommes passés en dessous du seuil pandémique. C'est chouette. Mais il y a encore des vaccins à vendre. Soldes à tous les étages.
Aujourd'hui c'est Haïti, première république noire de l'ère moderne et qui l'a payé si cher. Et le monde entier empressé à son chevet parce que c'est une chouette et rassurante catastrophe naturelle qui lui est arrivé, avec un nombre de morts conséquent à la clef, qu'on peut y aller de bon coeur -c'est rassurant d'ailleurs cette solidarité du monde systématique et généreuse en cas de pépin, même si ça cache toujours des arrières-pensées-.
Et demain ?
Demain je vais enfin pouvoir revenir à mon corps de métier puisque nous partons -pas très loin- pour une résidence de 15 jours avec les comédiens de 7 days. Deux semaines à l'"Avant-rue", lieu de fabrique des arts de la rue à Paris. Heureusement qu'ils sont là avec leurs bouts de ficelle, les arts de la rue. Enfin!
Parce que, ces derniers temps, j'étais comme un paysan sans terre, un musicien sans instrument, un prêtre sans ouailles, une télé sans écran, un causeur sans voix....
Enfin le retour de l'action!

mercredi, janvier 13 2010

Précaution de principe

Pour nous faire passer les excès de la campagne de vaccination N1H1, on a beaucoup entendu parler du principe de précaution. Si je ne m'abuse, ce concept est né d'une préoccupation environnementale et demandait surtout qu'un maximum de précautions soient prises systématiquement dès lors qu'un nouveau produit était introduit dans notre biotope. En ce qui concerne la grippe N1H1 il y a donc manifestement dévoiement du concept, lequel passe ni vu ni connu de l'écologique au sécuritaire, domaine dans lequel tous les gouvernements de droite sont infiniment plus à l'aise.
Le principe qu'ils évoquent dans ce débat: "même si ça ne sauve que 100 personnes, c'est toujours ça de pris" permet dès lors toutes les dérives, toutes les croisades, tous les abus. Parce qu'on trouvera toujours une personne qui a été sauvée grace à l'instauration d'un couvre-feu, l'interdiction de la marche à pied ou tout délire de cet acabit...
En attendant, l'argent dépensé ici aurait été autrement plus utile dans les hôpitaux publics ...
La caisse de résonance médiatique mondiale génère décidément de bien belles hystéries.

mardi, janvier 5 2010

le savoir émancipe-t-il ?

C'est forts de la conviction que oui, sans doute, que furent élevés tant de boucliers contre le projet de supprimer les cours d'histoire-géo en terminale de la section E.
Cependant, lorsqu'on regarde certains jeux télévisés ou autres, uniquement basés sur un savoir bien appris et bien retenu, on peut se poser la question de l'efficacité émancipatrice du simple cognitif.
Ce débat n'a pas lieu ici, de toute évidence. L'histoire est importante, il est essentiel d'en maintenir l'apprentissage jusqu'au bout du secondaire et bla et bla et bla. Qu'on me permette ici de profiter de l'interstice pour suggérer que peut-être n'est-ce plus l'essentiel. Que le savoir agit souvent, dans le domaine de l'éducation, comme l'arbre qui cache la réflexion. Qu'il serait sans doute bien plus urgent, nécessaire et utile aujourd'hui d'introduire dans le cursus de nos chères têtes blondes, et ce dès le collège, des rudiments soutenus de philosophie.
Si on peut comprendre qu'à une époque où les enfants étaient enfants plus longtemps, cette science du doute et du questionnement ait été remisée en dernière année d'études secondaires, je ne comprends pas qu'aujourd'hui ce ne soit pas remis en question. Il y a urgence!
Quand on écoute les discours qui nous sont proposés, le communautarisme décrié et vanté, le retour des obscurantismes plus ou moins religieux, le recours aux curés face à l'instituteur, la grande confusion intellectuelle de notre président et de ses sbires disant le tout et le contraire de tout, la médiacratie galopante, les manipulations sondagières de tous ordres, débats biaisés sur les identités nationales ou autres, la novlangue triomphante, il y a urgence urgence urgence à entrainer les jeunes générations à questionner le sens au delà des mots, faire le tri des questions et des réponses, construire une pensée, accoucher d'une opinion, structurer une position.
Pour construire leur république, les grecs surent éduquer leurs jeunes à poser des questions. Nous n'avancerons pas ensemble si nous n'en faisons pas autant.
A moins d'imaginer une démocratie sans citoyens.
Une démocratie sans débats.
A moins que je me trompe...
Ce sera mon voeu pour 2010 et les années qui suivront. Que nous nous emparions de ce problème là.

lundi, décembre 28 2009

No hell !

et no comment...

mardi, décembre 15 2009

Copenhague: l'enjeu...

... au delà de la crainte millénariste, déluge et tout le tralala, est de passer de la civilisation du "plus" à celle du "mieux". Un besoin de fond dont on attend impatiemment qu'il trouve une émergence face aux paradigmes branlants des partis politiques traditionnels.

samedi, novembre 21 2009

révélations...

Il y a des rencontres qui agissent comme des révélateurs brutaux, incontournables, qui accélèrent notre intelligence du monde. "La MISE A MORT DU TRAVAIL" de Jean-Robert VIALLET, dont on m'a prêté le DVD vient de me faire cet effet là. J'y ai compris, entre autres, comment les gains de productivité incessants poussés jusqu'à leur paroxysme (le toyotisme par exemple) pouvaient faire de dégats, au mental comme au physique, dégats compensés financièrement et principalement par la Sécurité Sociale, c'est à dire par la collectivité alors que ces dégats ont été générés pour augmenter des profits tout à fait privés. Du coup, vu que les accidents du travail et arrêts-maladie sont en augmentation constante, rien d'étonnant à ce que la Sécu soit en déficit récurrent. Ce qui est plus étonnant est que, plutôt que d'agir sur les conditions qui président aux accidents du travail et aux arrêts maladie, ce qui aurait pour effet direct d'alléger la dépense, on diminue le nombre des inspecteurs du travail et on choisit de reporter la pression sur les personnels soignants, sur les centres publics de soin, sur les malades -en déremboursant certains médicaments, alors qu'on se montre singulièrement accommodant avec les industries pharmaceutiques-, et , comble de l'ignominie et de l'inconscience, on va jusqu'à taxer les indemnités des arrêts-maladie. Pas besoin d'être grand clerc pour pronostiquer que, dans ces conditions, on va droit dans le mur avec enthousiasme.
Et ce n'est qu'une bien parcellaire réflexion après la vision de ce documentaire tout à fait éclairant, touffu, dense, joliment filmé et extrêmement bien pensé.
Autre révélation, dans un domaine apparemment moins grave mais important pour nous, artisans des arts, et pour moi donc, j'ai découvert la revue CASSANDRE, un régal engagé, bien écrit, intelligent dont je ne trouve aucun article anodin.
Je répugne habituellement à donner des conseils mais je serais heureux de pouvoir partager ces découvertes avec ceux qui ne les connaîtraient pas encore.

mardi, novembre 17 2009

Report

Eût égard à la bienheureuse grossesse de la comédienne, qui doit arriver à terme en Mars, et au succès de ses créations précédentes, qui font l'objet de nombreuses demandes pour le printemps 2010, la Cie Acidu m'a signifié qu'il serait mieux de reporter la création de notre pièce à la fin 2010. J'en suis un peu chagriné car l'impatience me ronge mais, en même temps, ceci devrait pouvoir me donner toute latitude pour peaufiner ma mise en scène.
De toutes façons nous sommes partis pour présenter une première ébauche de ce travail fin Février 2010, ceci n'est pas remis en cause.
Après, à la grâce des dieux!

dimanche, novembre 15 2009

J'ai envie...

... que le vent me raconte des histoires, d'être au Vietnam, au Burkina Faso, aux îles Marquises, d'écouter une chanson de Brel, que Sarkozy se taise, que Ségolène Royal aussi, de voir un opéra, de ne pas être là, de monter sur un éléphant volant, de monter un Shakespeare, d'écrire un roman, de compter de vrais moutons, de jouer au poker, de voir une rizière, d'écouter Arvo Pärt, de jouer une tragédie, de beugler un poème, de chanter avec un orchestre symphonique, de manger un couscous mouton avec des amis, de faire une salade, de tomber amoureux, de prendre la nationalité palestinienne, de faire pousser des forêts, de partager l'espoir, de pouvoir fabriquer un objet rare, de trouver les mots justes et les bons scénarios, que l'avenir soit demain, de découvrir une nouvelle planète, de parler avec des philosophes, avec Georges Pérec, de faire chanter la mer...
C'est dur d'être créateur quand on n'est pas en selle, à cheval sur une création, quand on est pas en scène, en jeu, en route...
alors, on doute.

mardi, novembre 10 2009

Rencontres...

... avec Eric Le Bas de la DRAC Ile de France et mes amis d'Acidu. On ne se connait pas mais il a eu l'air de bien comprendre pourquoi ceux-ci voulaient travailler avec moi.
... avec Jean Pierre Marcos et Philippe Macret d'Amiens qui m'ont totalement ignoré mais vont accompagner le projet.
Petit à petit, brindille à brindille...

dimanche, octobre 25 2009

RUE LIBRE ?

Les Arts de la Rue viennent de faire leur "Rue Libre", une initiative qui hésite entre la manifestation de colère et la festivité. D'où une certaine ambiguïté dans la lisibilité. Le "Théâtre" (de salle, s'entend) a sa fête qui se concrétise par un certain nombre de réductions de tarifs et d'incitations à la fréquentation. Pour un Art qui repose en grande partie sur la gratuité d'accès, c'est évidemment difficile car, de gratuité, il ne peut y avoir en l'occurrence que celle de l'acte, ergo: personne n'est payé, ce sont les acteurs (au sens large du terme) qui payent de leur personne. Mais ce n'est pas tout à fait ce qui se passe: certaines compagnies sont en effet payées, d'autres défrayées, tandis que le plupart sont totalement bénévoles.
Trouvez un sens à tout cela ...

D'un côté, on se met à leur place, le dilemne est patent: offrir une manifestation gratuite quand on ne fait que ça n'a pas grand sens.
Quelles autres solutions ?
On peut imaginer quelque chose comme le 1er Mai: une grande manif des arts de la rue, à Paris, dans les grandes villes. Mais ce monde est quand même un petit monde (1000 cies au maximum) et ne pourra rivaliser avec les grands cortèges syndicaux qui, eux, ont l'inestimable avantage de fédérer l'ensemble des salariés.

Autre piste: une manifestation à l'instar de la Fête de la Musique (dans ses premières années), où il est proposé à l'ensemble de la population de venir à la sauvage s'exprimer dans la rue. Ceci pourrait avoir un certain retentissement, voire un retentissement certain. Pourquoi pas donc ? Sans doute parce que les arts de la rue, qui peinent, depuis le début, à se défaire d'une image d'"animation", craignent, en s'ouvrant aux pratiques amateures -voire spontanées- que l'image ne leur en revienne au nez. Raison singulière qui pourrait nous amener à nous interroger sur la sincérité de ces mêmes artistes de rue lorsqu'il prétendent par ailleurs oeuvrer pour un partage et un élargissement de la pratique de l'art dans l'espace public. Je ne comprends pas cette réticence.
Ont-ils peur de se noyer ?
Les musiciens professionnels ont-ils moins de contrats parce que des amateurs viennent jouer spontanément dans la rue lors de la Fête de la Musique ?

Que défendent-ils en fait ? l'art ou les artistes ? la pratique ou le métier ? la culture ou le marché ?

La dernière hypothèse de solution pourrait consister à une journée Portes Ouvertes, sauf qu'ils n'ont pas tous des locaux, et que pour des gens oeuvrant en extérieur, ça pourrait sentir le renfermé.

Du coup, cette journée parait être une cote mal taillée, et pour nous, et pour eux d'ailleurs, car ils sont loin de tous en être.

Jusqu'où le volontarisme peut-il se jouer d'une certaine rationalité ?

lundi, octobre 19 2009

émotion

Profitant d'un passage dans le coin, je suis allé aux Journées Portes Ouvertes des ateliers d'artistes de Montreuil. A chaque atelier, un décor, une démarche, une vision du monde et un engagement artistique souvent très fort. C'est intimidant, réjouissant, émouvant. Il y a beaucoup d'artistes à Montreuil et on pourrait passer facilement plusieurs journées à visiter ces ateliers. Mais il faut du temps pour digérer l'émotion de chaque visite, pour qu'elle se diffuse, faute de quoi on se retrouve vite devant des gondoles artistiques, dans un hypermarché de l'art. Je me suis donc restreint. Et alors que je finissais, lors de l'ultime visite, une grosse bouffée d'émotion a tout emporté : au fond d'une salle, une surface blanche maladroitement caligraphiée et le témoignage, en trois suspensions, d'un de ces drames sordides qui macèrent en secret dans la cellule familiale. A côté, un carré gris, sur lequel aurait dû prendre place la photo du témoin, vide.
Je ne sais pas pourquoi, peut-être que les autres réalisations m'y avaient préparé, j'en suis sorti bouleversé.
Celle qui a réalisé ce tableau, qui n'en est pas un, s'appelle Ilona Tikvicki. Je ne la connais pas, mais je la remercie, le mot étant bien faible.

poisseux Poissy

David Douillet a été élu à Poissy. Il n'y aura donc pas eu à pâtir de l'affaire Jean Sarkozy. David Douillet est un gros costaud sympa qui aime ce qui brille et fait bling-bling. Après les médailles d'or et les petites pièces jaunes je l'aurais bien vu se prendre une gamelle pour compléter la collection mais il s'avère que non. Bon.
Quand Sarko propulse ainsi son fiston aux endroits stratégiques, je ne peux m'empêcher de penser au premier des Napoléons casant toute sa fratrie dans des royaumes croupions. Il y a une histoire qui n'est pas encore réglée avec Napoléon le 1er, lequel reste populaire alors qu'il a réussi à bazarder presque tous les acquis de la Révolution en une quinzaine d'année, envoyé des milliers d'hommes au casse-pipe, loupé stupidement sa campagne de Russie alors que s'il avait libéré les moujiks il avait un boulevard devant lui, bref, fait preuve, dans les dernières années de son règne, d'une absence de lucidité, -tout obsédé qu'il était des titres et des ors-, proprement terrifiante.
Le pouvoir rend vite fou. Il rend aussi vite con. Qu'on se le dise.

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