Noël approche à grands pas. Dans nos locaux c'est branle-bas. Répétitions, réparations, embellissements de tous ces éléments qui vont égayer vos places publiques, centres commerciaux, marchés de Noël et contribuer ainsi à l'instauration d'une douce euphorie propice aux achats… Car in fine c'est bien de ça qu'il s'agit : en remettre une couche sur la grande gabegie consommatrice.

Ne s'agit-il donc que de cela ?

On n'était pas venu pour ça. On était venu parce que derrière ces légendes de Noël un chouïa alourdies de religion, dans ces univers qu'elles évoquent et ces histoires qu'elles narrent, il y avait un partage de rêves, une esquisse de fraternité comme on en trouve dans les récits de Dickens, par exemple, et qu'il nous semblait que ça valait le jus de fermer les yeux sur la grosse artillerie mercantile pour perpétuer cet imaginaire enluminé des mômes que nous fûmes.

Oui.

Mais voilà ! La planète agonise. Le plastique, omniprésent dans les jouets et cadeaux qui encombrent les rayons des magasins, empoisonne le vivant ; les analyses des scientifiques en attestent et c'est alarmant. Il faut lever le pied, d'urgence, offrir du dégradable, de l'immatériel, du papier, du léger.

Nous ne sommes pas directement concernés même si notre bilan carbone n'est pas des plus flambants en décembre. Mais au moins les comédiens ne sont pas sous emballage plastique !

Cependant… néanmoins… faisons gaffe !

Offrir un bouquin par exemple, c'est bien ! ça se recycle fastoche. Justement on en a un qui ferait un très joli cadeau pour vos proches, un roman, fait maison, à mettre dans toutes les mains.

C'est un polar. Ça s'appelle « QUE PERSONNE NE MEURE » et ça se déroule pendant le festival d'Aurillac, dans les années 2003.

12 € l'exemplaire, 2,90 en plus pour l'envoi.

On vous mâche la besogne