Appris le mot « holisme », un mot du XXème siècle qui signifie : la tendance dans la nature à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la somme de leurs parties, au travers de l'évolution créatrice. Un concept qu'on pourrait fort bien appliquer à la notion d'intelligence collective, cette grande oubliée des programmes de l'éducation nationale et, de nos jours, des combats politiques. On aurait bien aimé que nos ténors de gauche s'en inspirent dans leurs frotti-frottas électoraux, et pas seulement lors des primaires.

Constate que la loi sur les auto-entrepreneurs avait plutôt été pensée comme le cache-sexe de quelques prédations bien senties que pour rendre l'initiative entrepreneuriale aux pékins que nous sommes. Va-t-on requalifier les Ubers afin qu'ils puissent s'épanouir sous le grand édredon du salariat ? J'aimerais bien que tous les planificateurs sociaux et zélés n'oublient que les raisons qui poussé de pauvres bougres à se ruer dans cet interstice n'étaient pas motivés seulement par l'appât du gain mais aussi par la volonté d'avoir prise sur sa vie et son métier. Repenser le travail salarié comme le travail libéral sans oublier le travail d'intérêt général, bénévole ou non, c'est l'enjeu qui se cache derrière la proposition reprise par Benoit Hamon de revenu de base. Les critiques que j'en entends autour de moi sont toutes basées sur une réponse alors qu'il s'agit bel et bien d'une question, et pas des moindres.

Lu dans un canard que certains parlent de fonder une maison de retraite réservée aux LGTB sous prétexte d'un inconfort de part et d'autre à fréquenter des orientations sexuelles différentes. La ghettomania nous guette. Bientôt des maisons de retraite pour les blonds ? les noirs ? les nains ? les végétariens ? Déjà qu'entasser les vieux entre eux est une infamie dont nous devrions rougir, si on commence à trier, où va-t-on ?

Apprécié le fait que l'encadrement des crédits à la consommation ait abouti à une baisse significative des surendettés et beaucoup aimé cette initiative mise en route à Lille de vendre des maisons au centre-ville à la moitié de leur valeur contre l'engagement de les revendre aux mêmes conditions plus tard. Tout ce qui met un frein aux spéculations ne peut que nous faire du bien.

Pas étonné que la confrontation de nos choix électoraux puisse être si surprenante. Sur la Toile nous vivons cloisonnés, les algorithmes s'ingéniant à nous accoler tout ce qui va dans notre sens à chacun, une chambre d'écho qui nous donne l'impression d'avoir le monde entier derrière nous, alors que nous campons isolés, chacun dans nos stalles, saturées de nos seuls goûts et idées….

Entendu parler sur France-Culture de « démocrature », entre démocratie, caricature et dictature, à laquelle nous serions condamnés… mais n'est-ce pas déjà ce que nous vivons depuis des années…. ?

Mars, le mois des giboulées et le moment où nous sortons le bout du nez…

... précautionneusement.

Bien à vous

PP