Soyons utopiques et provocateurs. Je suis pour une réforme du code du travail. Ok pour la flexisécurité à une seule condition; que toute démission donne droit à indemnités (chômage et autre) exactement comme lorsque l'exclusion est le fait du patron. Histoire que dès que les conditions deviennent lourdingues ou simplement que l'emploi ne nous convient plus, chacun puisse tirer sa révérence et avoir le temps et les moyens de rebondir. Histoire que la précarité devienne une arme aussi pour les salariés. Marre du chagrin. Marre de cette notion du travail héritée du XIXème siècle qui fait toujours référence. Marre que le travail pénible soit honteusement sous-payé. Marre de ces emplois qu'on trimballe toute sa vie comme un boulet. Marre de ces hiérarchies auxquelles, mine de rien, chacun souscrit...

Je suis contre la concurrence. Pour l'émulation collaborative.

Travailler ensemble, ça n'a rien de simple mais c'est tellement plus porteur. Un truc qu'on devrait apprendre à l'école mais c'est assez mal barré.

Je constate que la réforme du code du travail soulève nettement plus d'opposition que celles sur la sécurité et l'état d'urgence qui sont pourtant nettement plus pernicieuses. La France sociale est plus réactive que la France politique. Dommage.

Qui croit encore à la démocratie représentative telle que nous la vivons ? qui croit encore à ce mythe ? et si l'Europe se mettait à signer TAFTA... Un cauchemar. Qui pourrait être la fin de l'Europe et la mort de tous les idéaux qui l'ont portée, encombrés d'objectifs nettement moins avouables.

Si on regarde le monde, la France d'il y a cent ans, on vit nettement mieux indubitablement. Et pourtant.... On a un peu l'impression que tout ce qui nous coagule, nous élève, nous permet d'avancer ensemble est, comme qui dirait, en train de se barrer en sucette.

Le sucre, c'est mauvais pour les dents....

C'est pour ça qu'elles grincent.

PP