Acidu Actus

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mardi, février 3 2009

Misère & Boules de com'

L'état - que dis-je l'état ? le monde- est au chevet de K. (pitalisme), ce gros goinfre qui s'est mordu la langue à force d'appétit. D'ailleurs, en manifestation de soutien à sa santé déclinante , on a vu un excellent gala de Raymond Davos où contre-sens, coqs à l'ânes et arguties absurdes ont mis du baume au coeur du malade et fait bien rire l'assistance. Sauf quelques aigris au teint Belem, perdus aux antipodes....
Qu'on se le dise: le capitalisme est sain ! "mens sana in corpore bénéficiaire"; c'est juste qu'il a voulu trop en faire. Qu'il ait grignoté tant d'emplois et de vies pour s'agrandir les dividendes n'inquiète pas, apparemment, et je n'ai pas entendu que notre gouvernement aie l'intention de faire mettre sur les actions "Usez avec modération".

Un peu de tempérance lui ferait pourtant du bien. Surtout à nous.
"Spéculer tue!" ça sonne bien.

L'un des avantages de cette crise, c'est le retour de l'état qui soudain veut et peut. ça fait du bien, ce volontarisme. Sauf que cet objectif de vouloir maintenir à tous prix l'appétit de ceux qui s'en sont déjà mis plein la panse s'avère assez peu exaltant pour ceux qui attendent de passer à l'abattoir. Une mauvaise volonté déplorable, disons-le tout net.

Soyons positifs!

Le choix du gouvernement de ne pas chercher la relance par la consommation et l'augmentation des salaires, parce que ça augmenterait le déficit de notre balance commerciale, est tout à fait recevable.

Je le dis bien fort.

Et ceux qui prétendent le contraire sont d'affreux démagogues.
Parfaitement.

Sauf.

Sauf qu'il y a quelques mois, on nous a dit à peu près le contraire pour justifier l'instauration du bouclier fiscal.

Comme c'est bizarre.

Ce qui pourrait vouloir dire que, pour nos chers gouvernants, le prolo achète comme un con et sans discernement, alors que le nanti, lui, ne consomme pas; il investit.

Vous saisissez la nuance ?

C'est dans cette nuance que réside l'essentiel de nos clivages politiques.

Ou alors c'est que j'ai mal compris.

Nous sommes des bêtes nous autres.

Dans ce cas, très certainement, notre président va nous annoncer bientôt qu'il va revenir sur ce bouclier fiscal à l'efficacité si sujette à caution.

Quel nouveau lapin va-t-il sortir de son chapeau ?

Misère et boules de com'

A part ça, en ce mois qui fait briller (voire vriller), la cie ne le fera que chichement: le 4 aux Ulis, avec la Guinguette des Amants et le 27 à Limay (95), avec les Grosses Légumes qui vont se joindre au carnaval de la ville.

on en profite pour peaufiner la suite...

dimanche, février 1 2009

EDITAL FEVRIER 2009

Lors de la grosse -vraiment grosse- manif du 29 janvier, à Paris, un autocollant s'est retrouvé sur une bonne part des manifestants, toutes obédiences confondues: "Rêve Générale", sans slogan adjacent, sans panneau ni calicot, discrètement mais omniprésent.

Nonobstant les motivations de ceux qui l'ont créé et prôné, le phénomène le plus intéressant tient à cette envie ludique de tous ceux qui l'ont arboré, alors même que ce qui était clamé et revendiqué était nettement -et pour cause-, prosaïque.

C'est que, dans la vie de notre monde, la part du rêve s'avère considérable et que c'est le talent des politiques à le générer et le maintenir qui fait la plus grande part de leur pouvoir. Ce qui leur demande du talent, de la sincérité mais aussi de la rouerie.

C'est l'immense talent de Barak Obama que d'avoir, par sa propre personne, mais aussi par son discours, déchiré les limites rabougries et mesquines du rêve Bushien, ouvert le champ des utopies, tellement plus vaste et porteur que les barbelés du quotidien. Et d'avoir su le générer, l'organiser, le diffuser avec un grand professionnalisme et en usant de toutes les ressources que la planète com lui offrait.

Ce sera l'essentiel de sa tâche de maintenir cette flamme fragile qui fait que le mot "avenir" a un sens.

Il faut nourrir le feu du rêve en l'alimentant par de solides bûches de réalité.

Parce qu'on le sait: les rêves s'éteignent aussi vite qu'ils s'allument.

La qualité de nos rêves collectifs sculpte le monde de demain.
Si le rêve d'Israël devenait la Palestine, un état indépendant, prospère, dans lequel on investit comme si cétait le sien, et qu'on mette les moyens, dans une association généreuse et volontaire, le destin du proche-orient s'en trouverait éclairé et bien des hypothèques levées dans nos rapport avec le monde musulman. Imaginons une sorte de Belgique proche-orientale, où deux cultures voisineraient volontairement, avec Jérusalem qui ferait Bruxelles et que chacun s'y mette comme si sa vie en dépendait. Quel rêve! Et qui vaudrait largement le coup qu'on y sacrifie sa vie, plutôt que dans des luttes sans lendemain. On en attend la naissance et que quelqu'un l'incarne, qui ne soit pas illico trucidé. L'assassinat politique: une façon de tuer le rêve.

Si le rêve du Nord devenait la richesse du sud...

Si le rêve des européens devenait une Europe des gens, franchement et sans restriction...

Si le rêve du monde devenait forêt...

Si le rêve des riches était que tout le monde le soit...

Il y a aussi des rêves qui sont des escroqueries.

Des rêves qui deviennent autistes comme le rêve communiste qui a alimenté tant de décennies alors que ce qui en était réalisé fut (presque) toujours inique. Des rêves rancis, puants, méfiants,comme on nous en a proposé tant, comme on nous en propose encore. Des rêves sécuritaires, des rêves isolationnistes, nationalistes, hystériques...

Des cauchemars abusivement fleuris.

Succédanés de rêves pour ceux qui ne rêvent plus.

La question qui se pose à nous est: où rêvons-nous ?

Le rêve que tente de prôner Nicolas Sarkozy a-t-il une crédibilité ?

Le rêve incarné par les gauches dépassera-t-il les bréviaires nostalgiques et le gestionnisme débandant ?

Choisis ton rêve camarade.

Ou mieux.

Crée-le.

pp

mardi, janvier 20 2009

Kultur et le Mini-Moi

En ce qui concerne le spectacle vivant, il y a plusieurs façons de considérer la politique culturelle; mais les différences se résument principalement à des questions de périmètre. Certains préfèrent accentuer l'excellence en réduisant la surface (quelques scènes bien choisies), d'autres se battent pour que le périmètre soit le plus vaste possible.

Lors du fameux happening nimois « Kultur et le Mini-Moi », nous avons eu des soulagements, mais il semble bien que la réduction du périmètre soit dans les cartons, même si, pour compenser, on prétend diffuser plus de culture à la télé.

La culture en boîte, c'est comme le cassoulet ou le MP3. Les saveurs, les couleurs, les basses et les aigüs s'édulcorent jusqu'à former une sorte de bouillie qui ne vaut que parce qu'elle évoque de vraies sensations, qu'on a vécues un jour... peut-être.

Il y a des milliers de passionnés qui se battent pour que la culture soit en proximité, et pas coupée de son assiette essentielle: la convivialité. J'ai coutume de dire que le spectacle, c'est comme l'amour: ça peut se pratiquer tout seul (ou devant son écran) mais c'est nettement plus intéressant à deux... voire plus. Et c'est aussi bien si on n'a pas deux cents kilomètres à faire pour en profiter.

Les budgets se resserrent et le ministère de la culture abandonne la diffusion en largeur pour la concentrer sur des endroits réduits. Or les collectivités locales, auxquelles l'état refile sans vergogne ses patates aussi chaudes que dispendieuses, ne parviennent plus à suivre et à compenser. Résultat: ça se restreint, et de tous les côtés.

En ce début d'année, c'est ce que nous constatons.

Nous qui avons choisi de ne pas attendre que le public vienne à nous, mais d'aller à lui, dans tous les endroits où il vit, sommes donc inquiets ces temps-ci. Parce que, si ça se confirme, c'est tout un pan de la vie, et toute l'idée d'une société durable autant que supportable, qui va s'étioler.
Et beaucoup de bonheurs qui vont s'envoler.

PP

PS: Obama vient de se faire introniser. C'est agaçant cette propension qu'ont les étasuniens -quand ils veulent bien s'y mettre- à créer de grands rêves fous et généreux. Dans notre sarkozie, aujourd'hui, on se sent soudain riquiqui.

vendredi, janvier 2 2009

EDITAL JANVIER 2009

2009 va être une année géniale!

Si, si, je vous le dis! longtemps qu'une année n'était pas aussi bien partie.

Ce festival de voitures brulées qui aura célébré ce passage à la nouvelle année nous offre des perspectives insoupçonnées.

D'emblée nous constaterons que l'augmentation du nombre de poulets sur place provoque une augmentation des voitures brulées - à se demander si ce ne sont pas les poulets qui les auraient allumées -. Si ça marche dans un sens, le contraire est peut-être possible. Et dans ce cas nous serions sauvés...?

Mais, billevesées, une solution meilleure a été trouvée: interdire de permis de conduire les allumeurs de voitures.

ça c'est fort!

aussi fort que de vouloir améliorer les programmes télé des chaines publiques en leur supprimant la publicité.

C'est, enfin, l'arrivée de logiques non-aristotéliciennes au sommet de l'état.

Dès lors, tout est possible et, pour sauver la presse quotidienne, il suffit également de lui interdire la publicité.

Autres exemples: on aurait pu libérer mr Marchiani en lui interdisant de passer le permis poids lourds pour solde de tout compte

Les financiers véreux pourrraient être interdits de jouer au tiercé.

Les SDF qui refusent d'être hébergés interdits de permis de construire.

Les députés indisciplinés interdits de passage télé.

Mr Tapie condamné à faire le gugusse tous les soirs dans les théâtres de boulevard ...

Les grévistes interdits de stades.

Les maires qui refusent d'organiser la garde des élèves pendant les grèves de profs, interdits de feu d'artifice.

Pour sauver les finances on ferait payer les pauvres.

Pour sauver la république on réinventerait le bonapartisme.

Pour sauver la face on réinventerait la farce.

On n'a fini de s'amuser je vous le dis.

Sarkozy, la plus belle trouvaille française depuis l'invention du klaxon et le regretté président Mac-Mahon!

Soyez dans le coup, cette année, n'offrez pas vos voeux, offrez vos "je veux"!
PP

mardi, décembre 9 2008

Noël déboule...

On n'a pas attendu Noël pour avoir les boules et nous risquons de les avoir souvent par les temps qui courent. Raison de plus pour profiter des bons moments.
Aux petits souliers, cette année, se sont joints des escarpins vernis, qui sont bien sûr les plus gourmands, ce qui n'empêche pas les godillots usés de se faire de plus en plus nombreux et affamés. Et les Pères Noël séculiers de s'agiter pour prouver au monde entier qu'ils sauront bien les sauver. Le nôtre, qui a pourtant la taille pour entrer aisément dans les cheminées, s'est mis en tête de rentrer par les canaux hertziens pour s'offrir à lui même la télé.
Les pères Noel qui s'offrent d'abord des cadeaux à eux-mêmes, on en voit beaucoup tout à coup.
A part ça, les rois Mages sont en avance, en tous cas Balthazar, ce roi noir qui porte un autre nom pour l'occasion, et dont le monde attend beaucoup.Dans la tradition, Balthazar offre la myrrhe, cette résine qui servait à embaumer les morts. Espérons que ça ne sera pas pour nous...

La compagnie est par monts et vaux pendant tout le mois de décembre avec ses Noëlleries, si célèbres qu'elles sont devenues un nom commun en Belgique.

Notons au passage une jolie mini-tournée de la Chorale de St Fulbert avec les opus 1 et 3 qui nous mèneront de Gap à Vierzon en passant par Aubagne et St Fargeau (encore un saint bizarre).
N'ayant pour actions que celles que nous menons, nous essaierons, malgré vents et marées, de conserver le moral et la joie en bannière,et la colère dans notre gibecière.
Joyeuses fêtes à tous.

lundi, décembre 1 2008

EDITAL DECEMBRE 2008

Sécurisation et perfectionnisme nous tuent lentement. Les études, indispensables et traitées pourtant par dessus la jambe. Pour autant, la "diplomite" ambiante devient moteur d'exclusion et d'aberrations..

Les interminables parcours studieux qu'on impose à tout impétrant avant de remplir n'importe quelle fonction - et l'on sait que leur fonction essentielle est de retarder au maximum l'entrée des jeunes sur le marché du travail- font des bons élèves seulement, pas nécessairement de bons professionnels... Le terrible c'est qu'à partir du moment où un cursus a été imposé pour occuper une fonction, ce sont ceux-là mêmes qui en ont souffert qui le défendent le plus ardemment: dès fois que ce pourrait être plus simple pour les autres, quelle injustice!

Le terrible également est que quand, après avoir investi tant de temps et d'énergie, on s'aperçoit qu'on s'est trompé de voie, on n'ose plus en changer. Une vie c'est combien de métiers, désormais ?

C'est comme ça qu'on se pourrit l'avenir et qu'on se prive d'énergies précieuses. Parce que, les études coûtant cher et requerrant une docilité importante, cela favorise encore plus les fils et fifilles à papa au détriment de ceux d'en bas.

Ma copine Fatimah, pourtant fort diplomée, a perdu 20kgs à préparer l'ENA tout en gagnant sa croûte. Elle a dû abandonner.

Des bonnes études sont nécessaires mais certainement pas tout d'un bloc. Ce pourquoi l'idée d'un crédit études tout au long de sa vie professionnelle était une excellente idée. Ce pourquoi il n'était pas absolument crétin de dire que 2 ans d'études suffisaient pour s'occuper d'enfants en bas age. Désolé m'sieurs dames! Le grand problème de l'Education Nationale c'est qu'elle est bourrée de bons élèves. Une horreur pour les cancres qui n'y peuvent trouver aucune compréhension. Encore pire, les enseignants y sont soumis à un régime qui maintient ce statut de bon élève, avec des notes, des appréciations, des exercices infantilisants parfois. Terrible, la situation dans laquelle sont laissés les jeunes instits quand leur premier poste se passe mal! Où sont les DRH ?

L'enseignement comme de très nombreux métiers sont des disciplines qui ont besoin d'être réinventées au jour le jour... on nous les fossilise.

Je fais partie d'une profession dans laquelle il n'est pas besoin de diplomes pour entrer, ni de faire partie d'un clan. C'est notre chance immense et notre richesse. Pour autant, j'en connais que ça démange, de bétonner l'accès...

Sécurisation et perfectionnisme ! la sécurisation accentuée de tous les lieux publics, notamment de culture, nuit gravement à icelle. Ces boites magnifiques avec gradins mobiles, scènes mobiles et tutti quanti restent et resteront, malgré le soin et les moyens importants qui leur ont été consacrés, nettement moins accueillantes et inventives que les simples friches, ouvertes à tous usages, à tous vents et délires, dont nous sommes friants... Nous avons davantage besoin de trous que de murs.

Pas besoin de diplome pour faire un homme politique, mais que de murs à franchir!

Encombrés que nous sommes de préjugés de règles et de procédures, chez nous, effectivement, Obama aurait dû patienter sur trois générations, 20 ans de militantisme acharné et de grenouillage au jour le jour pour commencer à percer.

Si j'interroge Lalangue sur les élections au PS, je m'aperçois avec effroi que Martine Est (martinet) là pour remettre de l'ordre, le parti à l'a(u)bri, et la laine et son égo dans sa pelote. L'inconscient parle tonitruant en ces temps! Pour reprendre ce titre lu dans la presse et qui m'a fait bien rire "Yes chicane!"

Je le dis: nous avons besoin de bordel -et surtout pas de maisons closes-, comme le poumon a besoin d'air. Qu'on nous veuille du bien mais à dose mesurée. Et si la déréglementation avec laquelle la droite nous bassine tant profitait à d'autres qu'aux nantis ?

Après "Martine au PS", "Bibi Fricotin sauve le monde". Lorsque j'étais petit, je dévorais les aventures de Bibi Fricotin, un titi débrouillard, hyperactif, qui se tirait de tout. Du genre de celui qui s'agite chez nous. Sauf que ce dernier a mis un tel talent à savonner sa planche en début de mandat, collectionnant les décisions absurdes en contradiction totale avec ce que la situation demande, et continuant quand même et faisant des cadeaux sans aucune vergogne, et faisant le fiérot, que je me dis "Halte là! ce n'est plus Bibi...

c'est Mimi Cracra!"

En attendant les patrons français sont désormais les mieux payés.

Le Père Noel existe bien, mais pour un nombre de souliers fortement contingenté.

Portez-vous bien PP

vendredi, novembre 21 2008

rue libre à Montreuil encore...

UN petit album photo de l'évènement est visible ici

samedi, novembre 1 2008

Benvenuto in un mondo di matti

Des photos d'Alessio, premier fils de notre ami Paolo & de sa belle Gabrielle

EDITAL NOVEMBRE 2008

Bon. Donc une crise est née en octobre qui n'est pas près de mourir, parait-il. Assisterait-on à la fin d'une croissance dopée artificiellement par les acrobaties financières, ou, mieux, au début d'une décroissance ???
Ce qui m'étonne le plus à l'heure actuelle c'est le silence tonitruant des Verts autour de cet évènement. Cet autisme environnementaliste alors que ce qui est en jeu c'est justement le dégonflement de cette baudruche polluante "la croissance" qu'on nous tartine à longueur de plans gouvernementaux. Et que la question n'est plus seulement financière mais au niveau de la vie tout bêtement, des échanges, de l'argent, de la considération du travail, des frais de transport, de l'exploitation de la planète, de l'agriculture extensive, de ce qu'on boit, de ce qu'on mange, de ce qu'on utilise, et de ce qu'on fait. Je croyais que c'était ça l'écologie.

Je me prends à rêver. Qu'on mette tout ça à bas. Et qu'on assume pleinement cette a-croissance qui se profile à grands pas. Qu'on développe le recyclage des déchets, les énergies renouvelables, qu'on reprenne le temps de réparer plutôt que de ré-acheter, qu'on redonne à la terre les moyens de donner ce qu'elle a de meilleur en arrêtant définitivement les subventions aux grandes exploitations, qu'on replante en douceur et avec soin, qu'on reboise la planète (un chantier urgentissime devant lequel on a l'impression que le monde se croise les bras), qu'on interdise la pêche industrielle, que la belle ouvrage soit reconsidérée, et le savoir aussi, et la recherche, et l'intelligence, et le talent...

Nous avons cet outil formidable pour se parler d'un bout à l'autre de la planète: internet. Nous avons des savoirs magnifiques qu'on n'utilise pas parce que ça ne rapporte pas. Nous avons tant de choses qu'on ne partage pas, qu'on ne prend pas le temps de gérer, parce qu'une petite minorité s'est persuadée que le sens de la vie va vers le « toujours plus », et qu'elle sait nous faire croire que ça vaut pour nous aussi, parce que la pensée, la philosophie, la responsabilité humaine ricochent sur nous en vain, portés qu'ils sont par des mots-slogans, des mots-pub, ce vocabulaire manipulateur qui fait la culture d'aujourd'hui. Un alcoolique n'aime pas boire seul, c'est connu. Les adorateurs de Midas et du pouvoir non plus. Si nous ne partagions pas leurs valeurs que vaudraient-elles ?

Ce que nous savons, nous, artistes de la rue, c'est que le dénuement n'est pas une catastrophe, qu'il n'est pas besoin d'un local hyper-chiadé, hyper-adapté pour jouer un spectacle de qualité, qu'au contraire ceux-ci rebutent, réduisent, enferment.

Qu'avec le temps, l'opiniâtreté, la démerde, on peut créer du beau et de l'immarcescible.

Il en est de même pour le reste.
Les hypers, les palaces, les palais sont là comme les églises, pour nous faire croire et participer aux cultes qu'ils trimballent.

Je suis contre les Zéniths et les Stades de France ou d'ailleurs qui visent à rassembler pour mieux embrigader. Ces foules domestiquées, c'est du fascisme en germe.

Les foules, je les aime dans la rue, uniquement dans la rue.

On a vu que le roi est nu.

Le problème c'est qu'avant on a cru qu'il était vêtu.

J'appelle au dénuement du monde.

Pour lutter contre ce qui nous pend au nez sinon
la paupérisation.

P.P.

PS: Je ne veux pas croire que Nicolas Sarkozy soit un con. Son appel à la bonne volonté de banquiers qui, au pire, ont gravement merdé et qui, au mieux, sont dans une merde noire, tient donc de l'escroquerie.

mardi, octobre 28 2008

RUE LIBRE

Adonc Rue Libre eut lieu samedi 25 Octobre. Un Rue Libre qui laisse et laissera des traces.

A BREST, les membres de la chorale se retrouvèrent, dès midi, chacun à la table d'un élu de la com de com de Brest avec en outre un "passeur" du Fourneau. Une bouffe pointue et des rencontres de vie particulièrement passionnantes pour tout le monde. A noter que nos interlocuteurs n'avaient pas vu le spectacle qu'ils ont découvert l'après-midi, ce qui donna un sel singulier à ces rencontres que nous souhaitons bien prolonger. cf quelques photos

AU RELEQ KERHUON, sous la halle couverte, à 18h18, SI TOUS LES CHAMPS DU MONDE réunit 500 spectateurs de cette petite ville qui retrouvait les ARTS DE LA RUE après de longues années de jeûne. Un grand et beau moment de complicité cf des photos, des réactions de spectateurs ici et , une vidéo du spectacle

A PARIS, 80 artistes se retrouvèrent au Palais Royal pour un Balayage des Idées reçues efficace et goguenard, avec la participation de notre Jérémie, de Cyril, Amanda et Marthe du côté d'Acidu cf sur France3

A MONTREUIL à 16h30, une petite vingtaine d'artistes ont installé leur frontière rue de l'église, rameutant une centaine de spectateurs pour un évènement très convivial avec la participation très active de Vincent, Jérémie, Benoit et Christophe. Des photos ici, par l'ami JM Coubart.

Vous pouvez voir des compte-rendus de cette journée sur le site Rue Libre. Egalement un article sur mouvement

vendredi, octobre 17 2008

Du nouveau sur le site

- Un nouveau film sur AGRIPPINE avec la complicité de Fr3 Bourgogne

- Un nouveau film particulièrement réussi sur les JOYES DU MARIAGES à Bayeux, pris par Franck Dargères

- Un film enfin sur l'HERBIER CHARLATAN, lui aussi à Bayeux, par le même vidéaste

... et des nouveaux couloirs, de nouvelles rubriques, les Paroles de toutes les chansons de la chorale

jeudi, octobre 2 2008

EDITAL OCTOBRE 2008

Ils nous ont frimé avec leurs salaires, leurs diplômes, leurs bagnoles, leurs indécentes stock-options, leur train de vie, leur vision du monde tellement supérieure à nous, les rampants, et les voilà penauds avec un coup de grisou dans les dents. La bulle internet avait éclaté. La bulle financière y passe à son tour. Entretemps, ils auront joué avec les postes, les salaires, les délocalisations, jonglé sereinement avec la vie de millions de gens, sûrs qu'ils avaient raison, qu'ici se trouvait la solution. Et boum.

Après le bling-bling, le plouf-plouf.

Et l'état, ce ringard qui ne sait pas gérer, par définition, obligé de venir à la rescousse. Et le gouvernement qui avait fait sa bible de la pensée libérale, obligé de revenir sur ses credos. Il est question de faire appel au Livret A pour sauver tout ça. L'argent des gagne-petits, des pue-la-sueur. Le monde de la finance est ébranlé comme un micheton et comme il faut bien punir un coupable, on fait la chasse aux parachutes dorés, ce qui est bien le moins.
Qu'est-ce qu'on rigole!

Que les credos s'écroulent, et les bulles financières dont on a tant souffert, ne peut que réjouir. Sauf que, sauf miracle, il y a un maximum de chances pour qu'on se retrouve in fine - nous qu'on prend souvent pour la cerise sur le gateau sinon par dessus la jambe- parmi les cocus de l'histoire, même si nos actions sont essentiellement artistiques. L'autorégulation est un joli concept dès lors qu'on n'y mêle ni les banques ni les armées...

Ainsi s'agite le grand théâtre du monde.

Des credos qui s'écroulent on aimerait bien en voir aussi du côté des politiques culturelles, au détriment des cuistres onanistes et des barons auto encensés, au profit d'un art vivant qui ne se prend pas pour, mais qui fait son boulot. Qui veut gouverner loin ménage sa culture. Ce qui ne veut pas dire statu quo. Aux jardins élitistes on préfèrera les champs populaires, qui sont notre champ à nous qu'on dit "de rue". A ceux que le théâtre navre, ou ennuie, ou indiffère, tel qu'il se fait dans les belles boites qui lui sont dédiées, on conseillerera instamment de ne surtout pas manquer VANIA A LA CAMPAGNE du Théâtre de L'Unité qui nous fait vivre le théâtre dans sa plénitude, qu'il soit en intérieur, en extérieur en rue ou en boîte, un théâtre qui tient des ancêtres grecs comme de tous ceux qui ont suivi, un théâtre entier, responsable, généreux qui ne laisse pas le spectateur sur le bord de la scène, le théâtre dans ce qu'il a d'unique et de formidable.

Portez-vous bien PP

lundi, septembre 1 2008

EDITAL SEPTEMBRE 2008

Comme dit Martin: "A la rentrée, il faut s'essuyer les pieds" Mais pas sur un paillasson. Adoptez un hérisson! A nos pieds, la poussière des tournées, qui se sont fort bien passées, des interventions, des ateliers et quelques vacances aussi, avec débranchement conséquent d'avec l'actualité, hormis le "Beijing 2008" qui, finalement, ne manquait pas d'intérêt.

De retour dans la réalité: le monde n'a pas changé depuis qu'on est parti. Sauf en Georgie. On attend avec impatience que les EU et l'Europe réclament et reconnaissent l'indépendance de l'Ossétie du Nord et son rattachement à sa frangine du sud dans un état unifié, souverain. ça pourrait générer d'intéressants développements.

Toujours cette impression d'être au fond de la caverne avec des ombres qui ressemblent de moins en moins à la réalité. Le monde est-il fictif ?

La rentrée avec son cortège de bonnes résolutions, nous n'y dérogerons pas:
-on jouera plus souvent et mieux et on gagnera plus (voeux pieux)
-on s'étonnera
-on essaiera des choses qu'on n'a jamais faites

-on en reprendra d'autres qu'on n'a pas finies

-on ira dans des endroits inédits

Bref on essaiera d'enrichir cette vie qu'on s'est choisie, et celle de nos spectateurs, partenaires et concitoyens. Et face aux rodomontades, au cirque et aux petites magouilles des hommes de pouvoir, on sera vigilants, c'est le moins, mais on saura aussi ne pas les écouter. La vraie vie, on le sait, n'est pas de ce côté.

Bon redémarrage! PP

mardi, août 5 2008

EDITAL AOUT 2008

L'adage dit:"Dans le août, abstiens-toi", ce qui n'est juste le plus souvent que pour le travail.
Pour le reste au contraire on se lâche. Et on en profite pour lire aussi. Parlons littérature, ça nous changera.
Je suis en train de découvrir un géant de la littérature que j'ignorais totalement -vergogna vergogna!- Ernesto Sabato, auteur argentin, grand bonhomme. Le bouquin que je dévore s'appelle "L'ANGE DES TENEBRES" et je l'ai pris au hasard chez un bouquiniste. Comme pour certains vins, les bouquins, c'est quand on les trouve par hasard que c'est le meilleur.
Autre hasard exaltant: Les "BEBES DE LA CONSIGNE AUTOMATIQUE" de Ryû Murakami, un des leaders de la nouvelle vague nipponne. C'est haletant, délirant, époustouflant dans le vrai sens du terme.

Et deux que j'ai beaucoup aimés : "TON AUTOBIOGRAPHIE" d'Alain Gluckstein, pétri d'humour et d'engagement, et "DERRIERE LES GRILLES DE PULDITCH" par Henry Hudson aux éditions Folies D'Encre: chronique Irlandaise extrêmement savoureuse où se mêlent rire et larmes comme le soleil et la pluie là-bas.
Des livres qui sont des cadeaux qu'on se fait.
Ceci lu au cours d'un mois de Juillet fort plein de rencontres et de jubilation. (cf Chalon)

Edital dédicacé à Daniel Pennac dont je viens de lire "comme un roman" (je sais, c'est pas neuf mais, en littérature, j'aime prendre mon temps), bouquin avec lequel je suis tellement d'accord que c'est la première fois que j'ai l'impression d'avoir lu un livre avant de l'avoir commencé.

Bonnes ouacances à ceux qui en prennent.
PP

PS: et une pensée reconnaissante à Isabeau Shazada & Olivier Nonon qui, pour la cie, mènent dans une cité de Montreuil un atelier échasses/danse/théâtre auprès des loupiots qui ne sont pas parti, avec un grand bonheur.

jeudi, juillet 24 2008

Chalon dans la rue

Après deux années d'étuve sur Avignon -qui nous ont apporté énormément au niveau diffusion- c'est avec un plaisir sans mélange que nous avons retrouvé la ville, l'équipe et le public de Chalon. Ne serait-ce que par la qualité du public. Non pas que celui d'Avignon démérite -ils sont admirables les festivaliers d'Avignon- mais il y a à Chalon un mélange social, culturel, générationel et international sans commune mesure. La ville étant aérée, les propositions tempérées autant qu'accompagnées, il y a une grande jubilation concentrée sur ces quatre jours.

Je ne sais ce qu'il en était les années précédentes mais il est clair que, la conjoncture aidant, 2008 atteste d'un basculement très marqué du centre de gravité du in vers le off (comme à Aurillac, et , se peut, Avignon non ?). Un In sans pharaonisme qui, débarrassé de l'obligation de faire l'unanimité se permet de faire venir des cies étrangères peu connues, des expériences incongrues, des petites choses sympas (Xavier Kim) quelques équipes renommées pour des projets qui les bousculent (CIA & Karnavires), bref un In qui cherche à faire bouger les lignes, sans pression. De ces cies, les Sangs Cailloux et Grand Magasin furent les plus durement contestés, CIA & Karnavires n'ont pas fait l'unanimité mais en ont profité pour avancer sensiblement. Avec cette alternative artistique qu'a représenté la programmation Auteurs d'Espace. En Off on a vu le retour de belles équipes: Babylone, le SAMU, Métalovoice, Burratini, les Primitives, Avec-ou-sanka, Opus qui ont remporté de francs succès et fait, avec les autres, la substantifique moelle de ce festival. Une génération décoiffante de groupes musicaux venus de l'est (de la France): Branks, 2 rien Merci, Erectus, des compagnies qui font une sorte de free musical theatre réjouissant. En déambulation, pas de révolution mais du bon: avec les Tonys d'Albedo, TV Immonde (prometteur), les Buissons et du moins bon (FION & la patrouille de France entre autres, trop en force, et en pétarades pour le dernier). Des entresorts de qualité (Begat Théâtre entre autres, -émouvant- mais il y en avait bien d'autres que j'ai loupés). Il y avait aussi Façades par la Cie l'Escale. D'Irque & Fien, impeccable. Je me suis endormi sur le dernier Léandre, joli boulot mais lent. Les Kiroul, une petite équipe qui promet beaucoup, que nous avions déjà rencontrée sur les Déferlantes. Les Dithyrambes, deux chanteuses foldingues et enthousiasmantes. Une surprise du chef, off du off, théatre inopiné en terrasse qui devrait plaire à JMS, par le Daniel Jackson Théatre,-une petite équipe d'étudiants théatreux qui compte dans ses rangs Luce Amoros, fille de.- J'en oublie... Je ne suis pratiquement pas allé dans les cours.

En ce qui nous concerne, disons tout simplement que nous avons trouvé ici un de ces bonheurs pour lesquels, année après année, nous pratiquons ce métier.

Les trois spectacles présentés par la cie (Agrippine / Les Joyes du Mariage et Si tous les champs du monde...) ont été extrêmement fréquentés et ont remporté un beau succès, tant auprès du public que des programmateurs. Comme quoi le boulot finit par payer.

Vous pouvez jeter un oeil sur un reportage fait par FR3 Bourgogne sur nos petits camarades d'Agrippine ICI

Des photos également sur le site de Chalon dans la rue
Bonne continuation pour ceux qui continuent Bonnes vacances pour ceux qui en prennent. Pour ce qui nous concerne, ça va etre en pointillé, avec une mini tournée en Moselle entre autres.

mardi, juillet 1 2008

EDITAL JUILLET 2008

Peu appréciés souvent par les experts ès arts & culture, les officiels, les doctes, les spécialistes avérés et les journalistes spécialisés, les Arts de la Rue ont cette particularité que, plus que d’autres, ils se voient fréquemment questionnés tant de l’extérieur que dans leurs propres rangs sur ce qu’ils sont vraiment. Après « Théâtre de rue » qui semblait trop restreint, la profession pensait qu’avec « Arts de la rue », appellation ô combien généraliste sauf par son topisme, elle allait pouvoir s’installer durablement. Que nenni ! Voilà que se bousculent de nouveaux définisseurs avec des notions aussi séduisantes que « art contextuel » ou mieux « art en contexte réel », nouvelles définitions qui répondent évidemment à de nouvelles questions, souvent pertinentes. Il est de bon ton actuellement de dépriser les grands messes, les festivals et fêtes artdelaruesques au prétexte que ce n’est plus de la rue, mais un espace devenu codé pour la circonstance comme le sont les salles et temples de la culture. Tout comme on déprise la convocation à un spectacle au profit de l’irruption dans le quotidien, la surprise, l’achoppement ou, au contraire, du lent accompagnement, de l’apprivoisement. C’est dire d’un côté que la forêt n’est belle que vierge, et de l’autre que la culture aussi a besoin de labours et de semis. Ce n’est faux ni pour l’un ni pour l’autre. Les vaticinateurs peuvent ainsi brillamment vaticiner et c’est tant mieux pour eux. Pour autant, il serait bon de ne pas oublier que si nous, les acteurs « de rue », sommes allés dans la rue c’est d’abord et tout bêtement parce que la porte était ouverte. Que l’espace public est surtout, tout sur-signalisé qu’il soit, un immense terrain de jeu. Un terrain où chacun peut jouer sans avoir à montrer patte blanche, à la seule force de ses talents, son travail, ses désirs et son imagination. Terrain de jeux, terrain du « je » et du « nous », l’un et l’autre se tricotant des aventures artistiques où le regard est aussi créateur que le reste. Il est aussi de bon ton d’opposer art réel et « entertainment », culture et animation, en daubant l’un pour mieux célébrer l’autre, ce qui ne rend service, in fine, ni à l’un ni aux autres. A cette heure de l’été, où les festivals rivalisent d’affiches alléchantes pour attirer le touriste, il ne faut pas oublier que ce que nous apportons d’abord c’est de la chair, de la voix, de la proximité. C’est en été que fleurissent les mille couleurs des arts de la rue, même si nous travaillons sur d’autres saisons, et d’autres occasions. Quelle que soit notre culture, notre intelligence, notre ambition, la pertinence de notre démarche, la rue dans laquelle nous nous retrouvons, public et artistes mêlés, est et doit rester, surtout, un grand bac à sable.

PP

mercredi, juin 25 2008

Clichés souvenir...

. Le 21 Juin 2008, Parc de Montreau à MONTREUIL: un hommage tout particulier à 68. des photos ici:

mardi, juin 3 2008

EDITAL JUIN 2008

Ce mois de mai nous est passé dessous le nez. On ne l'a pas vu.
Trop plein de sensations qu'on n'a pas eu le temps d'attendre ni de digérer. On a rencontré tant de monde! En Vendée, à Noisy, en Bretagne, à Nevers, Cuisery, Dax, Rouen, Guérande, Paris...

Des gens qui s'associent, s'activent, se rencontrent, créant au quotidien et inlassablement le beau tissu du vivre-ensemble. Sans eux, sans leurs efforts, nous autres saltimbanques gesticulerions à vide. J'ai gardé ça de Michel Foucault: que le pouvoir était à chaque croisillon des fils du tissu.

Il est terrible que certains mots aient pris une telle allure de slogan ou d'imprécation qu'ils ne sont plus proférés que par les pâles guignols de nos JT. Ainsi de la démocratie, dont nous sommes tellement rassis que nous la voyons s'effilocher sans bouger. Elle est si fragile la paix civile qui permet de se cotoyer sans s'assassiner! elle est si frêle la république! Ce mot de république que ce se sont arrogé tant de puissants juste pour geler le jeu.

Parce que les puissants, les nôtres surtout, qui se la pètent frileux, veulent avant tout geler le jeu. Même pas pour eux: pour leurs enfants, progéniture née dans la soie dont il est essentiel qu'ils ne soient pas sur les mêmes starting-blocks que ceux qui sont moins bien nés.

La méritocratie ? vous plaisantez j'espère! c'est un ascenseur à l'envers. Je ne sait pas chez les autres mais chez nous ça donne des PDG foireux, des ministres minables, des ténors manustrupant, et ce caniveau avilissant de slogans, d'émissions, et de publicités.

Du côté de notre olympe, ça ne reluit pas fort même si ça fait bling-bling.

Et, à côté, ces trésors: les soutiers du jour le jour, ceux qui s'accrochent, se démènent, se maintiennent, gardent la joie l'enthousiasme, nos concitoyens! Un mot qui sent fort le formol malheureusement mais que nous avons ce bonheur, cette chance, de fréquenter souvent au cours de nos périples.

Nous n'avons pas vu le temps passer parce que nous regardions ailleurs.
Quand on délaisse les ombres au fond de la caverne, la vie prend toute la place.

Bertrand se déclare libéral-socialiste.

Etre libéral, n'est-ce pas laisser faire en comptant que le marché se régulera de lui-même ? - ce qui soit en passant est pure utopie car, en réalité, tout le monde triche-.

Si les grecs avaient été libéraux, ils n'auraient inventé ni la république, ni la loi.

Un débat qui fait l'actualité alors qu'il est vieillot.

Du coup les vieilles lunes reviennent faire leur ellipse. Capitalistes et antis se coltinent derechef. Alors que le capitalisme se nourrit tant de ses profiteurs que de ses adversaires.

Poudre aux yeux. Qu'attend-on pour faire ailleurs ? Favoriser les entreprises aux profits volontairement limités ? Réinventer les scoop et les dépoussiérer, qui sont - quoiqu'on en dise- ce qu'on a fait de mieux pour travailler ensemble ? Limiter le différentiel scandaleux entre les plus bas et les plus haut revenus ? Taxer les héritages qui perpétuent les castes ? Nous n'avons que des miettes mais ne pas oublier qu'avec des milliers de miettes on refait un pain blanc. En fait nous râlons mais nous sommes tous complices de ce qui nous punit. C'est ça l'extraordinaire: nous laissons faire, parce que la formulation qui nous est proposée de nos préoccupations porte en elle-même sa fin et son inanité. Nous sommes anesthésiés par les mots qui nous sont formulés. Et quand certains prétendent inventer de nouveaux projets, ils ne fabriquent que des griffes pour mieux se déchirer.
Qu'est-ce qui te prend, Bertrand ?



P.P.

mercredi, mai 21 2008

Clichés souvenir...

... de la Chorale au Rencontres d'Ici et d'Ailleurs de Noisy le sec avec Jacques Higelin, le Snob & No water please

vendredi, mai 9 2008

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