Acidu Actus

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jeudi, janvier 27 2011

ça remue dans les soutes...

Les marraines-fées héritent de tout nouveaux costumes, magnifiques, et d'une nouvelle appellation: les __Fées Lées__. Sortie incessamment et des photos bientôt. Et un nouveau trio se mijote, toujours autour d'Isa, Marthe et Solange, mais nous attendrons qu'il soit un peu plus avancé pour le baptiser...

C'est le grand retour du COUPABLE EST L'ASSASSIN qui se mitonne avec Gilles & Christophe. Sortie prévue en Mars.

Et en Mars également, une version scénique de Melle DIDACTE, toujours avec Mika.

Sans compter la création d'une version déambulatoire de Mme TANTALE avec Marthe en vedette...
c'est la fête des petites formes !!!

Et toujours... DON CAROTTE DE LA MACHE & 7DAYS en pleine création...

lundi, août 3 2009

EDITAL AOUT 2009

Malaise, dopage, embouteillages, incendies, grippe, procès, déclarations, vacances, records.. voici venue la période où l'actualité, pour une fois, n'a pas le dessus et s'arrête en général, pour chacun, dans un rayon de 25m autour de son nombril.
C'est le cas pour nous aussi, même si -a contrario de la majorité de nos concitoyens - nous travaillons beaucoup et voyageons surtout, d'un site à l'autre, d'un public à l'autre, sans désemparer. L'actualité soudain s'arrête au public que nous découvrons, aux amis que nous retrouvons, à l'accueil que nous recevons, au lieu où nous jouons, où nous dormons, aux repas que nous partageons, bêtes de spectacle crapahutantes et obstinées cramponnées aux routes de l'été. Avec, en guise d'interludes, quelques coucous aux nôtres entre deux envolées.
En été, à force de festivals et de festivités, c'est le monde artistique qui fait l'actualité. Pour une fois. On ne va pas s'en plaindre...
Alors un petit coucou à ceux qui s'obstinent à consulter leurs courriels, et un souhait: que vous en profitiez...
Pierre P.

mardi, juillet 21 2009

Photos de vacances

lundi, juillet 6 2009

Bouillez !

C'est le nom du festival Arts de la Rue de Bouillé St Paul, un petit bled de Maine et Loire de 360 âmes. Un festival chaleureux, convivial, qui ressemble fort à une fête de village traditionnelle sauf qu'à la place des concours de boules, de pêches et autres joyeusetés, ce sont des spectacles qui sont proposés. Et qui ne font pas tous dans l'unanimité, comme on a pu le voir cette année avec le Tony Clifton Circus, une trash-clownerie très engagée mais rendue, en l'occurrence et malheureusement, totalement indigeste par une sono trop puissante.

Nous y étions avec les Représentants, de retour après 10 ans et chargés d'ouvrir cette nouvelle édition, devant un public plus préoccupé de se tenir à l'abri du soleil que de nous suivre dans nos démonstrations. On gardera de ça un goût mi-figue mi-raisin, en tous cas avec la conviction de n'avoir pas joué dans le contexte le plus adapté. Comme quoi, on a beau se dire "tous terrains", il est des circonstances où on l'est moins...
Par ailleurs, ç'aura été un grand plaisir d'avoir le temps de cotoyer ce public, d'échanger avec lui, de croiser la cie Réverbère, Carnage, Calixte de Nigremont en ayant le temps de deviser. Un festival aidé par la région Poitou Charente et dont on souhaite qu'il puisse perdurer longtemps...

mercredi, juillet 1 2009

EDITAL JUILLET 09

Deux grands danseurs viennent de mourir, qui ne frayaient pas dans les mêmes eaux, mais deux stars, chacune à son niveau. Ce qui n'empêchera pas le monde de danser, ou plutôt de s'agiter.

Danser, c'est donner du sens à la gesticulation, interpréter le monde, le finir, l'infinir avec ce matériau de base: le corps.

Danse des corps dressés en Iran et autour des entreprises qui dégraissent, des corps-culbuto en burqa, danse de st guy des politiques, danse des corps au bout d'une corde, sans sol, danse de la routine et de l'accablement, danse du plaisir de se retrouver, danse de la tendresse et de la séduction, danse de la colère et de la répression, danse frottée du métro, danse assise des autos, danse des frimes et des fiertés, danse déprime et dégonflée, ainsi danse, incidence, dense ou pas, chacun marchant à son pas, le monde des bipèdes, pour s'étourdir ou supporter ce monde qui valse à en mourir.

Entre danseur et penseur, il y a un "p" de travers, ou un "d" à l'envers, un "a" qui marche sur des "e", un "euh" qui se fait "ah!".

CQFD tout de go: c'est kifkif bourricot!

Pierre P.

jeudi, juin 25 2009

Nouvelle donne

L'enfaumenteur à tranché, le donneur a donné, des cartes parfois usagées, d'autres neuves.
On s'interessera ici particulièrement à celle qui concerne notre secteur.
Après une spécialiste du patrimoine, voici un thuriféraire de têtes couronnées.
Zitrone rue de Valois ?
Pas sûr. Mitterrand le neveu est, comme le fut son oncle, un spécialiste de la nage en eaux troubles, un adepte des facettes contradictoires, un ambigü de talent qui sait que la réalité est tout sauf univoque. Ce goût de l'inter-monde nous laissera-t-il une place pour avancer nos billes, développer nos inventions, magnifier l'espace public ?
On sait que son patron ne croit aux mots que dans la mesure où ils brouillent la vue et troublent les perspectives, poudre aux oreilles lui donnant le loisir de mener par ailleurs ses desseins autocentrés.
Alors, Mitterrand grand ordonnateur des pompes présidentielles, serviteur comme tant ? ou partenaire estimé, inspiré et puissant ?
On lui sait la souplesse -mâtinée de quelques rigidités de qualité, d'ailleurs-. Il lui faudra en outre rigueur et conviction pour se faire une stature.
Faute de quoi, il risque de finir en Talleyrand de poche...

PP

mardi, juin 23 2009

Défaite de la musique ?

La fête de la musique ayant lieu cette année un dimanche, elle s'est trouvée prendre le relais de festivités plus théâtrales dans plusieurs endroits où nous avons joué, notamment Argenteuil (la Marquise) ou Amiens (Agrippine). Qu'il est loin le temps où la fête était surtout une invitation à jouer dans la rue, directement, sans sonorisation! Malheureusement, c'est devenu la Fête de la Sono, chaque lieu défiant l'autre à coup de décibels.
Du coup, quelques difficultés pour nos artistes à se faire entendre. Même si pour l'équipe d'Agrippine, ce fut un grand bonheur de se trouver dans la Fête de la Ville et son public nombreux, attentif, connaisseur. Ce genre de moment vous récompense de bien des déboires...
Même impression pour les Cornaqueurs qui, intervenant dans un grand parc, ont pu sans concurrence sortir leurs textes et facéties dans une écoute goguenarde et recueillie.
La veille c'était le retour de Mme Tantale, un retour agréable et bien accueilli, tout comme celui des Représentants à Niort, dans le cadre d'un festival ponctuel réunissant des amis avant tout, magnifiquement organisé, autour du SNOB, une formation musicale (et pas que...) de premier ordre. Niort, une belle endormie qui a l'air de se faire une belle insomnie !...

Pendant ce temps, sur France Inter, Philippe Val inaugure sa direction en se la jouant Val-de-mort sur un pommier. Que fait Harry Potter ?

lundi, juin 15 2009

Rafale de dates...

L'un des gros avantages du manque d'intérêt affiché pour les Européennes sera qu'au moins celles-ci n'auront pas été entachées de soupçons de magouilles et bourrage d'urnes, malgré le très grand nombre de votants concernés.

A ce propos, nous tenons à défendre vigoureusement Serge Dassault , injustement condamné par la justice alors qu'il a vraiment donné du sien, et même de ses biftons pour fausser le résultat: au moins, les électeurs en ont profité. Ce qui n'était pas le cas avec les faux électeurs de Tiberi, ni avec les chaussettes à Perpignan, ni, a fortiori, en Iran. Les plus pénalisés, à Corbeil, sont les innocents qui ont voté gratuitement pour lui. Ceux-là, espérons-nous, ne sont pas près d'y retourner.

A part ça , nous venons de vivre une semaine riche en dates et en rencontres, entre Equeurdreville, Epinal et Lille... Les 3 opus de la Chorale dans trois bourgades de Saone et Loire avec un public comme on n'en voit et on n'en verra jamais par ailleurs, dans le cadre d'une Saison Culturelle extraordinaire mais qui va sans doute -ça se dit- prendre fin bientôt, hélas, trois fois hélas... Et puis les dates du Festival Globule, qui a fait exploser le nombre de dons au quatre coins du territoire, les Joyes du Mariage qui cartonnent à Epinal (lire à ce propos ici) et la première de la Baignoire Eurêka newlook... une belle et bonne semaine comme on les aime.

Pierre P.
PS: la photo ci-jointe est de Benjamin Joussellin. Grâce lui soit rendue!

lundi, juin 8 2009

Le secret de l'Airbus

Inutile d'attendre la découverte de la boîte noire pour savoir qui a causé le drame de l'Airbus de Rio. Les dates de la libération intempestive de Julien Coupat tombent parfaitement bien. Encore un sale coup des terroristes de la bande à Tarnac!
D'ailleurs, réfléchissez : Tarnac=Tarmac, Coupat=coupable, c'est aveuglant, non ?
Allo Marie ?

lundi, juin 1 2009

EDITAL JUIN 09 (le plein de juin...)

Le 14 juin, c'est la Journée Mondiale du Don du Sang, occasion pour l'Etablissement Français du Sang de populariser son action et motiver de nouveaux donneurs autour d'un festival très spécial organisé simultanément sur 24 sites dans l'hexagone et l'outre-mer: le Festival Globule, qui aura, cette année, la couleur des Arts de la Rue. Un festival spécial que nous avons concocté avec Corine AMAR ( de l'agence Auditoire) une grande professionnelle de l'évènementiel qui a décidé de se consacrer aux grandes causes plutôt qu'aux pince-fesses commerciaux. Une occasion pour les cies de la rue de joindre leur sens aigü de la citoyenneté à leurs actions artistiques, ce qu'elles se préparent à faire avec enthousiasme.
Nous avons été chargés de trouver et sélectionner tous les spectacles de cette journée, une aventure exaltante mais qui ne fut pas des plus simples, évidemment. Ce fut une occasion de rencontrer, d'échanger et de collaborer avec nos petits camarades de la profession même si certains artistes viennent de la danse, du cirque ou même du théâtre-forum... comme quoi les arts dans la rue ont les idées larges.
Outre cette responsabilité organisationnelle, nous y participerons à Lille et Paris avec les Graaleurs et la Marquise de Noutroy. Pour connaître les différents sites et horaires de cette manifestation, vous pouvez vous rendre sur http://www.festivalglobule.org/, un site consacré à l'évènement. Allez-y voir et vous nous raconterez...

Autre jour important: Le 7 juin, jour des élections européennes, une façon de dessiner notre futur proche à portée de vote. Un vrai crève-coeur de voir cette fabuleuse élection, que nous partageons avec des millions d'européens, traitée comme elle est...

Un mois de Juin par ailleurs bien fourni comme vous le verrez si vous jetez un oeil sur nos prochains rendez-vous, avec un retour inattendu mais rigolo, celui de la "Baignoire Eurêka", réactualisée et mise en scène par notre ami Louis Gatta. Une clownerie absurde et décoiffante comme on les aime.
Un joli mois pour un joli nous!

Pierre P.

lundi, mai 25 2009

encore! encore!

Plus ça va et plus nous ressemblons à l'empire romain finissant, avec les gueux qui marnent ou crèvent tandis qu'une caste de nantis surprotégés du larefeuille et qui ne branlent pas grand chose s'esbaudissent de fiesta en fiesta, hier Cannes (orgie à prétexte cinématographique), aujourd'hui Rolland-Garros (pince-fesses à prétexte de montée au filet), demain autre chose... Mais comme nous avons la chance de vivre en démocratie, le bon peuple peut vibrer aux excès de l'élite grâce à la petite lucarne ou en rejoignant la cohorte des chasseurs d'autographes transis qui donnent à ces débordements la dimension d'un culte. Le monde est formidable.



Il n'y a que la politique, malgré les efforts méritoires de certains et certaines, qui ne parvient pas à être vraiment sexy (tout du moins de ce côté de l'atlantique). La politique française est aux grandes fiestas médiatiques ce que "Nous deux" est à "Gorges profondes": on reste dans les bonnes manières et on constate que "chouchou" passe nettement mieux sur les ondes que "pov'con" ou même "je te vois S." (Heureusement que la regrettée Bernadette Soubiroux n'a pas proféré une telle ineptie à Marie! qu'est-ce qu'elle se serait pris !).

La palme d'Or de la meilleure actrice tout récemment attribuée à Charlotte Gainsbourg - qui s'est vraiment donné du mal - entre en belle résonance avec ce que nous vivons ainsi ensemble: le masochisme se porte bien.

Portez-vous bien itou.

PP

mardi, mai 12 2009

EDITAL JUIN 09 (l'Est Blaise)

HOHLANDSBOURG: C'était la première fois depuis bien longtemps qu'une aussi grosse équipe des MoyenaJeux se trouvait ainsi réunie. Il y avait en effet les trois compères des Graaleurs ainsi que la paire des Joyes du Mariage et celle de l'Herbier Charlatan. Du beau monde! Ceci pour une programmation de trois jours appelée les "Bouffonades" qui se faisait en partenariat avec une autre cie spécialisée médiévale: "Entr'Act", huit jeunes gens pétris de talent, tant musiciens que circassiens, qui nous ont franchement séduits. Trois jours qui nous ont donné l'opportunité de pouvoir, non seulement les croiser, mais les rencontrer, discuter, partager moult verres, délirer à satiété, ceci dans un décor somptuaire: un château du XIIIème, niché sur les contreforts des Vosges et dominant Colmar et la plaine d'Alsace. Nous y avons offert ensemble 7 heures de spectacles aussi variés que divers, que le public du coin a goûté sans modération. Et ceci, bien que la météo fût pessimiste quant à l'ensoleillement, ce en quoi elle pêcha. Si ce n'est la qualité des repas qui nous furent servis, le reste fut un plaisir, trop rare à notre goût.



MONTREUIL: Pendant ce temps, 6 de nos petits camarades célébraient l'Europe sous la pluie pour un évènement tant municipal que générationnel dans un quartier de Montreuil qui ne croule pas d'habitude sous les propositions de spectacle -doux euphémisme-. Ils y ont interprété la nouvelle version internationale des Cornaqueurs ainsi qu'un programme d'autres joyeusetés qu'ils ont interprétées crânement et avec enthousiasme bien que les spectateurs les plus assidus eussent été le plus souvent les gouttes et les moufflets...

Deux moments qui pour avoir des enjeux différents n'en constituent pas moins le sel et l'intérêt de notre beau métier...

lundi, mai 4 2009

EDITAL MAI 09

C'est le joli moi des mais...

Alors que les cagoules sont interdites en manif, il est fortement conseillé de mettre des masques hygiéniques.

Tout est logique et cochon qui s'en dédit.
Qu'est-ce qu'on rigole ces temps-ci! Enfin, pas tant que cela, vu qu'arrive la grande période des festivités municipales dans lesquelles nous n'avons parfois l'heur et le bonheur de glisser nos frasques entre deux sonos.
Si vous jetez un oeil sur notre calendrier, vous verrez que ce n'est pas spécialement un mois chômé pour nous, malgré la conjoncture. L'envie de fête à la tête dure. Et on ne va pas s'en plaindre.
Nous lançons par ailleurs les premiers jalons pour notre création 2010 "le THEATRE NATIONAL N'IMPORTE Où PRESENTE", qui nous donnera l'occasion de faire nos premiers pas dans le théâtre d'avant-garde. Rien que cela.
Du coup, étant fortement occupés, pleins d'envie de jouer et de nécessité de répéter, nous allons jeter sur l'actualité le regard qui convient pour ne virer barge: détaché. Le temps de la colère viendra bien assez tôt.
PP

vendredi, avril 3 2009

Et le navet va...

Poème de circonstance :

Aussi poreuse qu'une capote orléanaise

La douce République Française

regarde fascinée

un petit spermato excité

issu de ses burnes

s'agitant comme un pou en son bout

qui quand il crie " G20 "

chacun entend "J'ai faim"

Ah! soupire-t-elle en son for

Si ce n'était qu'en politique

Monseigneur Fort

n'aurait pas tout à fait tort

PP

jeudi, avril 2 2009

EDITAL AVRIL 2009

Le petit scandale esquissé autour des quotas de PV imposés à nos forces de l'ordre a fait long feu dans le Landernau médiatique et personne n'est descendu dans la rue pour cela. C'est grave. Par ailleurs, c'est logique, c'est DANS la logique.

Nous n'avons plus de patrons, nous avons des passeurs de commande.

On a pu suivre, avec le quota de clandestins demandé, les ravages que ça pouvait provoquer, déshumanisations, drames douloureux, injustices criantes... Peu importe: les chiffres, les chiffres. Que le conducteur commun soit soumis à la même logique n'en étonnera que quelques-uns.

Il y a un détournement général de l'inventivité humaine dans une logique du résultat, quelques soient les moyens: tu me fais une bagnole pour tant, une paire de pompes pour tant, tu m'arrêtes tant de voleurs à la tire, vous mettez tant de loubards en tôle, les chiffres les chiffres... et peu importe si pour répondre à ces demandes aberrantes, il faut bousiller la planète ou la vie d'enfants. Voudrait-on organiser une shoah aujourd'hui, il y aurait une palanquée d'appels d'offre sectorisés, isolés et il y aurait des réponses.

Mais ceci ne fonctionne que parce que tous les maillons de la chaîne sont complices, d'une façon ou d'une autre, parce qu'ils ne se donnent pas le droit d'agir autrement..

Il est de bon ton de stigmatiser aujourd'hui les abus des grands patrons de banques ou autres grandes entreprises. Pour autant ces patrons se sont appuyés sur des troupes compétentes dévouées, voire zélées en leur temps.

Ici se pose la question de la Part de Responsabilité Objective de chacun. Qui devrait entrer dans tous les contrats de travail. Et de la clause de conscience, qui devrait faire intégralement partie des luttes syndicales. La problématique a été posée très récemment avec une filiale de Total, elle se pose entre entreprises -le passeur d'ordre ne pouvant se laver les mains des moyens utilisés par sa filiale pour se conformer à sa commande-, elle devrait pouvoir être posée entre individus. Parce que, quand un fonctionnaire se met, pour une raison ou pour une autre, à forcer un infraction non qualifiée pour la faire entrer dans ses quotas, c'est d'individu à individu que ça se joue également.

La part de responsabilité objective c'est le pourcentage de responsabilité reconnu à un salarié par rapport aux ordres qu'il reçoit de sa boite et de ses chefs et qui va se mêler à sa propre subjectivité pour traiter un dossier. Elle peut se chiffrer, y compris contractuellement 1%, 2%, 10% et devrait pouvoir l'amener, en cas d'abus grave, à en répondre devant la justice. En contre partie elle autoriserait chaque salarié à pouvoir invoquer la clause de conscience.

L'exonération des sous-fifres et des sans grades dans certains grands scandales et massacres de l'histoire est sans doute le pire service qu'on ait rendu à l'humanité.

A cette aberration commune, le mouvement des délinquants-solidaires est un début de réponse.

Si l'on veut sauver la valeur-travail -autrement dit la dignité de l'individu au travail-, coincée qu'elle est entre le marteau de la commande et l'enclume des résultats, la solution peut passer par là.

Nous autres, artistes de rue, vivons essentiellement de commandes et de sélections; nous répondons de nos actions en permanence. Nous n'y avons perdu ni notre âme ni notre volonté, ni notre moyen de subsistance. C'est donc possible.
Le printemps revient. S'il pouvait apporter de nouveaux bourgeons sur nos branches...
PP

dimanche, mars 22 2009

Et le navet va...

Le Vatican prône un nouveau préservatif 0cmX0: le Benoît Size

dimanche, mars 8 2009

EDITAL MARS 2009

Des petits bonheurs:
Un petit carnaval le 28 février à Mantes la Jolie avec, pour tous artistes rétribués, une fanfare et nos Grosses Légumes à Limay, en banlieue de Mantes la Jolie. Un petit carnaval mais une équipe qui se défonce dans le plaisir, des moufflets délurés, une bande de handicapés qui ne l'étaient certes pas de l'enthousiasme et du délire. Autant certains carnavals frisent le pensum autant d'autres redonnent de la pêche pour plusieurs mois. Celui-ci en était. Isabeau et Erick lui ont apporté leur plaisir de jouer. Et on se dit: ça doit impérativement pouvoir continuer.
La chorale de retour à Libourne, une ville où nous avions sévi en 2002 dans le cadre de Fest'art, le plus gros festival de rue du coin. Cette fois-ci nous étions en salle, une très belle salle, le Liburnia, pleine à craquer. Avec un public réputé pour n'être pas facile à dérider mais qui se dérida très vite, un public chaleureux et complice. C'est dans ces moments qu'on se dit qu'entre le public des salles et celui des rues il n'y a pas de hiatus et pas de différence. D'ailleurs, le programmateur (Dominique Beyly) est le même pour la rue et la salle. Avec un bon tiers de ce gros public installé au foyer, après, à picoler, tchatcher, pour prolonger le plaisir. Plaisir fort, équipe d'accueil dispo, sympa et compétente. Et on se dit encore: ça doit impérativement pouvoir continuer.
Et pourtant, on le sent le danger...

Minables: ces déclarations de békés et de métros qui n'ont rien compris, cette chasse à la petite bête dans les médias et sur les ondes pour pourrir ce beau mouvement de la Guadeloupe. Cette fierté retrouvée d'un peuple frère dont nous devrions tous pouvoir être fiers. La fraternité, dans notre république, a décidément du plomb dans l'aile. Démarches mesquines qui ne servent personne, même pas le gouvernement qui, en l'occurrence, ne sort pas grandi de l'affaire, ayant traité les choses grandement par dessus la jambe, tout comme ses amis du Medef. Ces efforts ridicules et mesquins pour salir le leader du LKP sont une infamie de plus alors qu'ailleurs, en conséquence directe de ce mépris larvé de la métropole pour ses colonies départementalisées, d'autres foyers sont allumés et d'autres actions et paroles nécessaires. Quoiqu'il en soit, je serais aux Antilles ou à la Réunion, je sais bien de quel côté je serais....
Lueur: en surfant sur la toile, ai découvert un petit mouvement qui dresse en catimini la tête: les Objecteurs de Croissance. Il y avait belle lurette que cette course à la croissance dont on nous rebat les oreilles à droite ou à gauche me mettait mal à l'aise -on voit le résultat aujourd'hui- et, du coup, sans savoir réellement ce qu'il y a derrière, le concept me séduit en tous les cas beaucoup. A suivre...
Haut les coeurs! Mars ou rêve!
Portez-vous bien
PP

mercredi, février 25 2009

LE PETIT ELEPHANT DANS LE MAGASIN DE GROSSEs PORCELAINEs

L'hiver météorologique, à petits pas, semble envisager un retrait de la scène climatique. Il laisse derrière lui un paysage cataclysmique, surtout en Aquitaine, qui va profiter du reste de l'année (voire des suivantes) pour panser ses plaies.

L'hiver financier, quant à lui, est très loin d'envisager de se retirer. Il fait encore très froid dans les bas de laine.

On ne parlera pas d'hiver politique, même si n'ont pas manqué bourrasques et de tempêtes, grèves et diktats, déclarations et contre-déclarations, sommets et manifestations. Malheureusement ce n'est pas une histoire de saison.

Le petit éléphant et sa troupe (sa trompe?) secouent allègrement le magasin de grosses porcelaines.

Soyons juste, du côté des TOM, ils n'ont rien provoqué, juste rien vu, rien compris, rien anticipé, pas bien pris la mesure de l'incendie qui couvait. Des pompiers comme ça, on en change vite fait, aussitôt que possible.

C'est pourtant le rôle du pompier, prêt à rendre sa salubrité à tout l'appareil d'état, qu'il s'est arrogé, le petit éléphant.

Prétendant rationaliser la recherche, l'enseignement, en gros l'intelligence, avec toujours cette même technique: une idée préconçue, un colloque, un entretien, un sommet ou une commission pour faire semblant de l'accoucher et un décret (voire une loi) dans la foulée.

Avec la communication pour faire la vaseline.

Non pas qu'il ne faille rien changer.

Pour saisir le malaise, l'éléphant est champion, le problème viendrait plutôt de ses potions. Une panacée héritée du docteur Diafoirus et du docteur Doxey (in "les aventures de Lucky Luke") réunis.

Du côté de la justice, Dati a fait son taf. Exit. Et on lâche les chiens sur cette arriviste qui a surtout le grand tort de venir de si loin.

Du côté de l'économie, on purge d'un côté et sous perfusion de l'autre. Sans vouloir revenir sur ces décisions inopérantes et aggravantes que sont la loi TEPA.

Du côté de l'enseignement, le ministre s'est retiré prudemment, reste Pécresse pour se fader les vagues.

Du côté de la culture, Albanel n'est plus qu'un fantôme d'elle-même. Le chateau accouche d'une commission virtuelle dont le seul mérite aura été, à ce jour, de permettre à Jacques Blanc de faire l'article sur france Info à une heure de grande écoute.

Du côté de la santé, ça sent le champ de ruines, nos futurs toubibs et thérapeutes allant de plus en plus se former en Roumanie et Belgique, si nombreux sont ici les obstacles et chausses-trappes à leur formation ici.

Du côté des institutions... ça y est on y est! Personne ne niera que l'instauration des régions avait fait, en son temps, l'objet de bien des calculs. Sauf qu'à l'époque, ces calculs avaient été -un tantinet- partagés. Personne ne niera que la multiplication des étages du millefeuille électoralo-administratif fait un chouïa désordre et gaspillage de précieuses énergies. Pour autant, nous avons besoin d'élus de toutes sortes et de représentations assez larges. Dans le cadre de l'Europe et de la démocratie, tout ça se réfléchit. Au lieu de ça, - et rien ne laisse à penser qu'il en sera différemment au regard de ce qui a été fait avant -, nous nageons dans un théâtre d'ombre assez caricatural, où les cris d'orfraie que poussent les élus de tous bords passent pour ce qu'ils ne sont pas tous forcément: des récriminations de gamelle.

L'entreprise et les entrepreneurs sont, il le clame haut et fort, une référence pour notre président qui les aime et admire. Nul doute que sa noble ambition soit de faire de la France une entreprise dynamique et performante, à l'instar de ses amis haut placés. Là-dessus nul procès. Sauf qu'il y a un hiatus: l'état n'est pas une entreprise et la nation pas une assemblée d'actionnaires. La nuance -négligeable, certes- qui les en différencie tient en ce simple mot: la démocratie.
Nuance qui semble, jour après jour, le cadet de ses soucis.

    * On a vu Taubira, récemment, amener sa sagesse et sa fougue -qui
      sont incontestables- dans quelques débats, elle qui fut ostracisée
      en 2002, accusée -à tort- d'avoir fait perdre Jospin. Cette
      femme-là est pourtant la seule, à ce jour, qui pourrait donner à
      la future présidentielle du panache et de l'espérance. Taubira
      présidente! Yes we can too!
    * Les élections européennes qui se profilent à l'horizon menacent
      une fois encore de se trouver détournées de leur vrai sujet. Face
      à la déconfiture du capitalisme financier on aimerait bien
      pourtant que soient reconsidérés un certain nombre de ses crédos
      libéraux et que soit envisagée -ça serait très utile-
      l'éventualité d'un service public européen. Qui en parle ?
    * On appréciera la fougue avec laquelle les médias se sont
      précipités sur une opposante à la grève en Guadeloupe -femme qui
      n'en pouvait plus et braillait sa misère - pour fournir un peu
      d'espace à un pouvoir qui se trouve par ailleurs bien coincé. Des
      dommages collatéraux à tout mouvement social, il y en a toujours.
      A quoi servent les médias ?
    * Et on appréciera que l'Elysée se montre une ANPE à ce point
      efficace pour le recasage des copains. Mais je suis saisi d'une
      forte envie de faire transiter mon compte à la Caisse d'Epargne
      vers une autre taule. Faudra-t-il invoquer la clause de conscience ?*

et les navets vont...

Pierre Prévost (Acidu)

vendredi, février 20 2009

De l'excellence artistique

A quoi sert l'excellence (artistique) ?

A flatter les élites, qui peuvent se contenter de passer à la télé mais pas de la regarder. Il lui faut des spectacles où elle puisse se croiser, où on puisse la voir. Des spectacles d'exquise qualité qui la flattent, flattent son intelligence, son goût et sa culture. La Comédie Française, l'Opéra de Paris, comme le Louvre sont les vitrines de France, et de nos puissants.

Du tourisme d'élite.

Et les boites à l'entour, ceux qu'on nomme les Centres, dramatiques, chorégraphiques, d'art contemporain, ont cette même fonction pour les élites locales.

Le rêve d'excellence règne sur le théâtre depuis de longues années. Il en a fait quelque chose de sacré.

Le rêve d'excellence a accouché de générations de metteurs en scène-gourou, quelques-uns de talent, souvent génies auto-proclamés, grands-prêtres boursouflés de ce qui est devenu culte.

Le rêve d'excellence a fait construire des salles d'excellence, pour spectacles itou, qui se sont doucement fermé au populaire, fermé aux amateurs, aux rustres, à la rue, à la vie.

Le rêve d'excellence a fait acheter de belles machines scénographiques qui demandent des connaissances spécifiques

Le rêve d'excellence a professionnalisé à outrance toutes les strates du métier de sculpteur d'éphémère

Le rêve d'excellence a protégé le statut professionnel de ses personnels, compliquant malheureusement et entravant le spontané, le surprenant, le hors-norme, quand il n'a pas généré, dans certaines équipes, des stratégies de mikado (c'est le premier qui bouge qui perd)

Le rêve d'excellence place la barre très haut, sur la qualité des représentations mais aussi sur leur coût

Le rêve d'excellence ce sont des salles splendides pour des saisons de 20 dates

Le rêve d'excellence ce sont moult jeunes troupes qui rament pour montrer leur travail

Le rêve d'excellence ne fait pas bon ménage avec la prise de risque, l'ouverture, le partage.

Pour autant

Le rêve d'excellence s'accommode, quand il ne l'encourage pas, du racket des thénardiers d'Avignon

Se posant en gardien de la qualité, il laisse libre jeu au théâtre privé.

Interdisant de fait tout aléatoire et tout amateurisme il a mis à la rue des palanquées d'artistes.

Même s'il est a priori séduisant, le rêve d'excellence doit être pris précautionneusement.

Le rêve d'excellence, c'est la mort des courants d'air.

Pierre

PS: la cie est en léger sommeil en ce mois de février. On prépare la saison 2009, la création 2010, certains prennent enfin des vacances méritées et, comme vous le voyez, on en profite pour réfléchir sur notre métier, au diapason du monde.

mardi, février 17 2009

Le noir deviendrait-il la couleur de l'espoir ?

Les catastrophes sont parfois des chances. Chances de changer quand changer, on le sait, est toujours douloureux. Quand la douleur est là, autant en profiter. La crise financière nous a libéré d'un corpus de raisonnements vérolés, d'arguments escroquants, de credos carcéraux. Avec, en bonus, la venue d'Obama. On attendait, du coup, d'autres pensées, réponses, perspectives pour faire bouger les lignes et en profiter. Mais mis à part de lui (Obama), on n'a pas vu grand chose sinon des resucées. A croire qu'il est actuellement le seul opposant crédible à notre Nicolas.

Ce qui se passe aux Antilles est peut-être en train de changer tout ça. Ce peuple qui se dresse comme un seul homme, brandissant son créole et son "lyannaj", sûr de lui, exigeant, fier d'être ensemble.

ça fait du bien, un peuple qui se retrouve.

Des lustres qu'il n'osait pas, bien conscient que, chez les voisins caribéens, la situation matérielle n'avait rien de confortable, alors, supportant, et fournissant à la métropole, sans moufter, son lot d'infirmières, de sportifs et d'écrivains de haute volée. Mais quand on y allait, on le sentait bien, le hiatus.

On ne peut créer aucune relation correcte avec quelqu'un qui n'est pas structuré par le respect de soi.

Il grandit aujourd'hui bougrement là-bas. Et on ne peut que s'en réjouir.

Et puis voilà en outre que Neufs intellectuels Antillais nous jettent à la face un texte magnifique, une envolée radicalement nouvelle, qui rassemble une grande part de ces concepts qu'on avait esquissés, espérés. Lisez-ça, ça nous ressemble formidablement et ça ouvre la fenêtre d'un coup, brusquement.
le-manifeste-des-neuf-intellectuels-antillais

Vous m'en direz des nouvelles.

Le noir deviendrait-il la couleur de l'espoir ?

Pierre

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